© Ce blog présente les ouvrages de
Camille Rouschmeyer
romans, nouvelles, photopoèmes, photographies
en vente sur www.unefemmequiecrit.com.





lundi 9 janvier 2012

La photographe des funambules


Nous étions comme eux
mon frère faisait le guide
regardait droit devant
moi je tournais la tête
vers elle aux yeux noirs
cachés par l’objectif
ses lèvres dessinaient
le sourire joyeux
des vacances au Tréport
et des photographies
aux bords dentelés
qu’elle rangerait bientôt
dans l’album souvenir




Extrait de LE CHAT DANS L'ARBRE

mardi 20 décembre 2011

Tranche de vie





















Extrait de ARBRES
(à paraître)

mercredi 14 décembre 2011

Brachiosaure




Extrait de ARBRES
(à paraître)

lundi 28 novembre 2011

sans avoir peur

"Mes enfants m'ont souvent reproché d’avoir trop d’angoisses par rapport à eux. Je n’ai pas appris à aimer autrement. Est-il possible d'aimer sans avoir peur de perdre ceux qu'on aime ? Et sans se sentir coupable de trop aimer ou d’aimer mal ?"


Extrait de épidermie

lundi 10 octobre 2011

gémellité







"Pour mon anniversaire, mes parents avaient invité toute la famille. J'étais en train de m'habiller lorsque je vis par la fenêtre la voiture de mes grands-parents. J'enfilai rapidement mon short et descendis leur ouvrir. Mémé Eugénie me serra dans ses bras très fort.
– Tu ressembles de plus en plus à ta mère ! s'est-elle exclamée.
Elle ne dit plus jamais cela maintenant. Pourtant, je sais que je ressemble beaucoup à ma mère, à Nora aussi. Mais n'est-ce pas normal ? On dit que les filles épousent leur père et les garçons leur mère. Nora et moi pourrions être frère et sœur. Ses longs cheveux raides et fluides ont la même couleur et la même texture que les miens. J'ai les yeux bleus, comme les siens. Nos deux visages offrent à la vue la gémellité de leurs courbes et de leurs angles, et certains grains de beauté sont placés aux mêmes endroits sur son cou et le mien. Nous avons presque la même taille et Nora a des hanches étroites de garçon et des seins menus qui disparaissent sous les plis de ses amples chemises de coton. Elle est ma femme et ma sœur, mon amante, ma confidente enfin, puisque je lui donnerai bientôt ces pages."


Extrait de Carmelle Endicott

jeudi 29 septembre 2011

happy end


"– Quand j'étais adolescente, la plupart du temps mes parents se disputaient ou ne se parlaient pas. Ma mère me disait que mon père la faisait souffrir, qu'il n'était pas gentil avec elle. Mon père ne me disait rien. Soit il criait en s'engueulant avec ma mère, soit il se taisait. Ma mère me chargeait d'être sa messagère auprès de lui, elle me demandait d'aller le voir à son travail pour lui dire qu'il la faisait souffrir. Je faisais ce que me demandait ma mère. Je haïssais mon père. J'ai même imaginé que je pourrais le tuer. Je savais bien que je ne le ferais pas, je me faisais seulement mon film dans lequel je débarrassais ma mère de mon père, mais il n'y avait pas de happy end parce que dans mon film je m'étais transformée en monstre puisque j'avais tué mon père. Il n'y aurait jamais non plus de happy end dans la vraie vie parce que j'avais été capable dans la vraie vie d'imaginer que je tuais mon père. Je n'ai commencé à aimer de nouveau mon père que bien plus tard, quand je suis partie de la maison. Je me suis mariée, j'ai été enceinte, Johanna est née. Mes parents sont venus nous voir à la clinique. Ma mère a été la première à prendre Johanna dans ses bras. Elle avait peur de lui faire mal et l'a vite reposée dans son berceau. Je l'en ai ressortie et l'ai tendue à mon père. Il l'a prise avec précaution et assurance. Ma mère s'est écriée « Fais attention à sa tête ! » et a mis sa main sous la tête du bébé pour la soutenir. Mon père a fait doucement glisser Johanna sur son bras pour que le petit crâne vienne se nicher au creux de son coude. En même temps qu'il faisait ce geste ma mère retirait sa main. Mon père tenait maintenant seul sa petite-fille. Elle paraissait blanche et rose entre ses mains bronzées."

Extrait de épidermie

mardi 13 septembre 2011

Transmission de pensée























Extrait de ARBRES 
(à paraître)