© Ce blog présente les ouvrages de
Camille Rouschmeyer
parmi ses écrits et ses photographies au jour le jour.





dimanche 29 mai 2011

Que puis-je t'offrir, maman chérie ?























Des roses roses par voie postale
accompagnées d’une jolie carte
la France entière nous sépare
je voudrais m’envoler vers toi
et te serrer dans mes bras
tu me manques tu es si loin
mais il y a le téléphone
et les images que j’ai prises
ton sourire un peu forcé
oui tu n’aimes pas beaucoup
que l’on te prenne en photo
mais je te montre ton image
et tu vois comme tu es belle
alors ton visage s’illumine
et cette fois c’est pour de vrai !




Extrait de Le chat dans l'arbre

mardi 10 mai 2011

A fleur de peau

















Extrait de Un lac
(vient de paraître sur www.unefemmequiecrit.com)

dimanche 10 avril 2011

celui qui est là






"Il y a le bonheur auquel on aspire, mais il y a surtout celui qui est là et qu'on ne voit pas. Ma mère savait trouver les mots pour me faire comprendre ça."


Extrait de épidermie

jeudi 10 mars 2011

un tel bonheur

"Le soleil chauffait le fauteuil où je m'étais pelotonnée et en faisait luire doucement le cuir fauve, il étalait sur le parquet noisette une grande flaque de lumière et baignait toute la pièce d'une douce clarté. Je sentais bouger le bébé dans mon ventre et j'y avais posé la main. Je lisais un roman, j'étais bien. J'avais regardé autour de moi. Comme la lumière était belle, comme j'étais heureuse ! Ce bébé qui bougeait dans mon ventre, sous le tissu de ma robe inondée de soleil, comment un tel bonheur pouvait-il exister ?"


Extrait de Pour les enfants

mercredi 9 mars 2011

Deux aigles














Extrait de Un lac
(à paraître)

jeudi 3 mars 2011

Ouvrir les guillemets














Extrait de Un lac
(à paraître)

jeudi 10 février 2011

l'ère préhistorique

"Quand j'ai fait la connaissance de Nathan et que j'ai décidé de quitter mon foyer pour aller vivre avec lui, j'ai foncé droit devant moi, en bon Bélier que je suis, sans me poser de questions, sans douter, sans hésiter. Je n'étais plus déprimée. J'avais confiance en moi. Tout me semblait neuf, éclatant, je renaissais. Pas pour longtemps. Nathan se montrait peu à peu sous son vrai jour et je faisais de même. Chacun de nous comptait sur l'autre pour lécher ses plaies, mais elles ne guérissaient pas. Au contraire, elles s'envenimaient. Je sombrais à nouveau dans la déprime et lui dans une colère permanente contre le monde entier. Jusqu'à ce que chacun de nous se mette à lécher ses propres plaies. C'était l'éclaircie. Je pensais que nous étions tirés d'affaire. Loin s'en fallait. Nathan est l'homme que j'aime, n'empêche qu'en termes de partage des tâches il est resté coincé à l’ère préhistorique. A moi toutes les corvées ménagères en plus de mon boulot. Je ne m'en plaignais pas, j'aimais ça, même, le servir comme une gentille épouse dévouée. Jusqu'à ce que je regarde en face la hache de guerre qu'il avait déterrée sans que je m'en aperçoive. Alors j'ai réagi. J'ai commencé à tenir des discours féministes. Il n'y avait rien de tel pour le mettre en rogne. Il me le faisait payer cher : il ne me parlait plus. "



Extrait de épidermie