"J'ai des rides, des cheveux blancs, je suis souvent fatiguée, même sans raison particulière, et pourtant je sens en moi la femme jeune et insouciante qui bataille, qui a envie de solitude, de voyages, de grands espaces et d'intimité avec son amoureux, et qui n’a pas besoin ou n’est pas obligée de penser sans cesse aux enfants. Mais la mère parfaite n'a pas dit son dernier mot. Parce qu'au moment même où je vous ai dit tout ça, elle a sursauté, et la femme jeune et insouciante s'est aussitôt sentie moins jeune et moins insouciante. Elles cohabitent en moi, la mère parfaite et la mauvaise mère. Elles se livrent une guerre futile et stupide, puisque jamais l'une ne gagne sur l'autre."Extrait de épidermie
